Stupeur lors de la réunion de territoire organisée lundi 8 décembre à l’Ecole Fontaine des Près. Le maire, Gérard Ségura, a annoncé une possible
compression des effectifs municipaux. Pour lui, 2800 fonctionnaires municipaux, c’est 250 de trop…
Trop d’employés municipaux, c’est trop de masse salariale. Trop de masse salariale implique une absence d’économies, donc une augmentation des annuités de la dette. Pour le prochain budget,
annoncé le 15 janvier 2009, il faudrait développer une épargne de gestion. On croit rêver en entendant un maire socialiste remettre en cause les effectifs municipaux actuels ! Il relaie à la
virgule près le discours du cabinet d’audit auquel il avait réclamé un examen minutieux des comptes municipaux. Rappelons d’ailleurs que les conclusions de ce cabinet d’audit indiquaient que la
gestion Abrioux-Gaudron avait laissé des finances saines à l’arrivée de l’équipe Ségura. Pourtant, aujourd’hui, le maire nous parle de déficit, d’emprunt de 11 millions, de compression
salariale.
Il nous faut bien sûr rappeler l’augmentation de 128% des indemnités des élus, toutes rehaussées au maximum légal. Cette première mesure budgétaire élitiste restera à jamais comme une tache
indélébile dans le bilan Ségura. Surtout qu’aujourd’hui, le maire nous annonce un étalement du plan d’investissement sur plusieurs années, ce qui conduira au report de plusieurs projets,
notamment la crèche prévue Rue de Toulouse, qui ne verra pas le jour en 2009.
Pour en revenir au quotidien des fonctionnaires municipaux, leur ‘non-optimisation’ est mise en avant. On leur reproche donc une trop faible productivité. Quant à un élu communiste, il déplore la
défiscalisation des heures supplémentaires, et donc les nouveaux gains salariaux accessibles au personnel municipal. Outre la ‘non-optimisation’, les termes ‘rationalisation’ et ‘mutualisation’
sont mentionnés. Une véritable chasse au gaspi… sauf que le gaspi va concerner les ordinateurs et les imprimantes, c’est-à-dire les outils de travail des fonctionnaires municipaux. Une élue les
taxe même d’être plus absentéistes que la moyenne nationale (environ 206 absents par jour sur 2800).
Au bilan, voilà une année noire qui s’achève pour le personnel municipal : restructuration de leurs lieux de travail, réorganisation confuse, arrivée pléthorique d’intermittents de la
mairie, gel salarial annoncé pour 2009, accès restreint aux ordinateurs, consommation contrôlée de papier ou cartouches… Pas simple de travailler librement dans ces conditions.
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