Samedi 20 décembre 2008
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Connaissez-vous Julien
Dray? Bien sûr, il est vice-président socialiste de la région Ile-de-France en charge du logement... et des centres sociaux. En tant que
militant, il a soutenu inconditionnellement Ségolène Royal, avec le succès que l'on connaît.
Quels points communs a-t-il avec Jean-Paul Huchon?
Cherchez bien, il en a trois :
- être socialiste (ça fait un point...).
- travailler à la région (bravo, extraball).
- se retrouver au centre d'une enquête judiciaire pour prise illégale d'intérêt dans le cadre de leurs fonctions politiques (jackpot !!!).
Voilà le nouveau scandale qui vient secouer un parti socialiste déjà moribond. Deux ténors élus au conseil régional en deux semaines, mis en examen pour
deux raisons finalement assez proches :
- Jean-Paul Huchon aurait fait embaucher sa femme par des entreprises bénéficiant d'aides de la région, dont il est Président.
- Julien Dray aurait reçu quelques virements suspects sur ses comptes bancaires de la part de SOS Racisme et de la Fidel, le syndicat lycéen qu'il a
lui-même créé. Il aurait perçu des commissions dans le cadre de marchés truqués. Son logement parisien a été perquisitionné ce matin, vendredi 19 décembre.
Quel rapport avec la tente du Galion?
Julien Dray, tout en sachant que la région ne pourrait pas accorder de subventions pour les arbres de Noël des centres sociaux pour raison financière,
leur a tout de même envoyé des dossiers de demandes d'aides. Il y a quelques semaines, de nombreux centres sociaux ont appris la mauvaise nouvelle. Au dernier moment, sans
échappatoire...
Alors, que peut-on faire? Plusieurs villes ont décidé d'annuler les fêtes de fin d'année.
Aulnay a décidé de monter un chapiteau, au Galion. Cela peut se comprendre car les familles assistées par les centres sociaux ont le droit de bénéficier
de célébrations collectives. Chrétiens, musulmans, juifs, bouddhistes, hindouistes ou athées ont tous le droit de voir leurs enfants profiter d'une fête, d'un spectacle, d'un repas, d'un
cadeau.
Ce qui est incompréhensible, c'est la double imposition occasionnée par ce chapiteau sur les finances des Aulnaysiens.
En effet, ce sont nos impôts qui financent la vie communale, mais aussi la vie régionale.
Ce sont nos impôts qui permettront d'organiser les festivités du week-end.
Nous devons en tirer à la fois de la fierté (pour l'acte généreux en tant que tel) mais aussi de la perplexité. Hélas, depuis quelque temps, ces ratés deviennent systématiques.
On ne peut pas continuer sur cette base d'imposition sur de l'imposition, sur ce principe de double prélèvement, de chevauchement des incompétences. Il faut simplement espérer que toutes les
normes de sécurité auront été respectées pour le montage de ce chapiteau et l'ouverture au public.
On ne peut pas tolérer que la ville couvre les ratés régionaux, même si les deux équipes sont socialistes, vertes et communistes. On ne peut pas couvrir
les copains quand ils font une bourde.
Cela ne s'appelle pas de la politique municipale.
Comme pour la coopération décentralisée, nous sommes en droit d'exiger un compte-rendu précis des dépenses générées par ces célébrations. Nous sommes en
droit de connaître leur mode de validation. Qui a été consulté au sein de la population? Qui a pris la décision finale? Est-il possible d'installer un équipement si conséquent sur le parking du
marché de la Rose des Vents?
Tous vos informations sont les bienvenues.
En conclusion, souhaitons-nous malgré tout de bonnes fêtes, surtout à nos enfants.
Qu'ils s'amusent et profitent bien de leurs vacances, de leur famille, de leurs amis.
Au fond, nous avons tous les mêmes préoccupations : un enseignement de qualité, de la sécurité urbaine, des logements décents, un emploi stable nous
garantissant un équilibre budgétaire... sans alea indépendant de nos choix politiques et de nos finances.
Attention au risque et à la gratuité du geste.
A Aulnay, la gratuité commence à nous coûter cher.
Par Alain RABIER
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Publié dans : Action sociale
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Pour autant, vous annoncez une double imposition. Et là je ne suis pas votre raisonnement. Si une subvention est annulée, elle n'entre pas dans un bilan. En quoi y-a-t'il un double prélévement ?
Vous semblez craindre aussi pour la sécurité lors de l'accueil dans ce chapiteau. Avez-vous des informations ? Sinon, ce genre de propos est regrettable.
Cordialement