Jeudi 19 mars 2009
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15:52
Surprise
aujourd'hui au rond point du Vieux Pays.
A 13h, trois bus municipaux stationnaient en double file, dans le prolongement des rues Camille Pelletan et des Acacias.
Le logo municipal, bel et bien visible sur ces bus, était surplombé d'une magnifique rose socialiste, qui masquait la vitre arrière de l'un des bus.
Aux alentours, quelques drapeaux rouges floqués du logo de la C.G.T. flottaient dans les mains de militants.
Direction Paris, pour aller manifester en ce jour de grève inter-syndicale.
Rien d'anormal : le droit de grève doit être respecté.
Cependant, on peut s'étonner de l'initiative du maire qui, pour pallier aux éventuelles difficultés de transport, le RER étant quasiment paralysé, avait prévu d'acheminer les manifestants
grévistes dans des bus municipaux.
On connaît à la fois sa réticence à appliquer le Service Minimum d'Accueil dans les écoles municipales d'Aulnay et son empressement à quémander la moindre subvention gouvernementale, notamment en
matière de rénovation urbaine.
Pour l'urbanisme, encore faudrait-il commencer par respecter le loi régissant les permis de construire.
Pour ce qui est des bus, il paraît qu'un maire peut mettre des bus municipaux à disposition de grévistes.
A vérifier. Encore faudrait-il prouver que tous les militants occupant ces bus soient Aulnaysiens, ce qui est une autre histoire.
Il me semble plutôt que deux aspects doivent nous interpeler.
Tout d'abord, est-il possible d'affubler un bus municipal d'un logo politique?
Ne s'agit-il pas de propagande, de campagne électorale, devant alors être chiffrée dans des comptes de campagne officiels? Il y a de quoi s'interroger...
D'autre part, on constate que les jours de grève nationale, Gérard Ségura n'hésite pas à assurer un Service Minimum de Transport, à des fins uniquement politiques. Il refuse d'accueillir les
enfants de familles classiques, recomposées ou mono-parentales, mais pour les 'bus roses et rouges', tout s'éclaircit comme par enchantement...
N'oublions pas que ces bus sont financés avec l'argent public, les impôts Aulnaysiens.
Enfin, pourquoi ne pas en avoir informé la population en réunion publique ou ne pas l'avoir claironné dans Oxygène?
Par Alain RABIER
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Publié dans : Actu
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