Mercredi 16 décembre 2009
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Dans une tribune publiée dans Oxygène n°64 (page 8), en date du 16 décembre, les élus Verts-Europe Ecologie ont souhaité 'tirer la sonnette d'alarme' et rappeler
leur seule et unique ambition, 'travailler au service de l'intérêt général'.
Cosignée par tous les élus verts de la commune (Alain AMEDRO, Claire DEIXHEIMER, François SIEBECKE, Claire VERGE, Jean-Marc BLOCH, Evelyne BLAZA et Valérie PISTONE), la tribune des élus verts
montre avant tout leur solidarité, leur cohésion, leur union. On remarque par exemple qu'Alain AMEDRO ne se targue pas de son titre de Conseiller Régional pour signer une tribune offensive et
opportuniste à l'aube des élections régionales. Non, bien au contraire, l'élu régional se fonde dans un 'nous' sans cesse martelé - à dix-huit reprises - et associé à tout le champ d'action des
élus municipaux : petite enfance, énergies renouvelables, action sociale, environnement et dépollution du CMMP, urbanisme, économie locale, démocratie municipale.
Outre leur cohésion, les élus verts ont souhaité aborder leur action municipale et rappeler que leurs engagements ne sont pas des promesses de pacotille. Les termes-mêmes de l'article sont très
explicites : 'nous nous sommes investis', 'nous nous sommes engagés', jusqu'à 'nous nous sommes battus'. Pas question donc pour les élus verts d'édulcorer leurs convictions et de paralyser
l'action liée aux délégations qui leur furent attribuées. En ce sens, l'article prend même une tournure plus polémique, en affirmant que l'engagement des verts vise à 'construire ensemble des
politiques publiques et partager des idées', mais 'pas des places'.
Le propos des élus verts renvoie donc à leurs actions concrètes, mais aussi à leurs nombreuses propositions. Pour cela, l'équipe verte rappelle ses 'propositions alternatives', sa volonté
d'atteindre 'un consensus', de 'rapprocher les Aulnaysiens', pour que 's'ouvre un débat' en matière d'attribution de logements sociaux, 'une consultation de qualité' en matière d'urbanisme avec
les 'associations', les 'habitants' et autres 'acteurs exposant différents avis', sous la forme éventuelle 'd'ateliers'. Comme un leïtmotiv, l'obsession de la cohésion collective, du partage et
de l'échange habite le texte. Le message est clair : les verts la jouent collectif alors que d'autres la jouent perso.
A commencer par Gérard SEGURA, symbole de 'personnalisation et de centralisation du pouvoir', coupable de 'paroles coupées en conseil municipal', de 'sanction-exclusion d'élus municipaux
d'organismes où ils siégeaient et travaillaient bien'. Arrêtons-nous un instant pour expliciter ce point à la fois précis et vague. Précis, car l'allusion à l'éviction d'Alain BOULANGER du Seapfa
(syndicat intercommunal) est évidente. Rappelons qu'Alain BOULANGER a toujours siégé gratuitement au Seapfa et qu'il s'est fait dégager comme un malpropre par Gérard SEGURA qui lui, n'a jamais
siégé au Seapfa, où il s'est pourtant fait élire comme vice-président, ce qui lui rapporte 700 euros par mois. C'est son suppléant, Ahmed LAOUEDJ, qui avait proposé la candidature de Gérard
SEGURA lors de la première réunion du Seapfa. Outre ce fait incontestable et relayé par la presse, le texte des élus verts semble faire allusion à plusieurs épisodes, car il y est écrit 'élus
municipaux'. Le pluriel augure d'autres règlements de compte.
La litanie de pratiques municipales 'oubliant certains principes démocratiques' ne s'arrête pas là. Non seulement la parole et l'information sont centralisées, mais en plus, elles circulent mal.
Les élus verts évoquent ainsi une stratégie du secret et de l'oubli, alimentée par des 'courriers anonymes' (Cindy, like a Vargin), 'l'annonce par voie de presse de décisions encore en débat', un
'long entretien du maire sur l'urbanisme, écrit sans dialogue avec l'adjoint en charge de la question'.
Pour les élus verts, cette mise à l'écart du dialogue et de la décision conduit au mépris de leurs considérations environnementales. Il en résulte que le nouveau plan local d'urbanisme ne dit
'rien sur l'éco-quartier, rien sur les économies d'énergie (...), rien sur les aspects démocratiques'. En filigrane, les élus verts souhaitent une redéfinition du PLU basée sur une vraie
concertation en amont. Dans les mêmes conditions? Non! Pour un meilleur dialogue, ils souhaitent 'la nomination d'un garant du débat afin de permettre une discussion équilibrée'. Enfin, selon le
groupe Vert-Europe Ecologie, l'exemplarité ne doit pas concerner que la parole mais aussi les actes. Pour cela, 'les uns et les autres' doivent être 'exemplaires et crédibles' face aux
'Aulnaysiens et aux agents municipaux'. La phrase est lourde de sous-entendus.
Pour conclure, il faut admettre que les élus verts font preuve d'un évident courage pour publier cette tribune. Une telle franchise les honore. Ils n'ont pas attendu les socialistes et les
communistes pour développer un programme cohérent et moderne. Notons même qu'après l'emploi, l'écologie est la deuxième préoccupation des Français. Le sommet de Copenhague nous rappelle toutes
ces années d'insouciance et de pollution, que nous avons l'aplomb de reprocher aujourd'hui aux pays en voie de développement.
La voix verte mérite d'être entendue. Mieux même, d'être écoutée. C'est elle qui dispense le véritable oxygène.