Mercredi 28 janvier 2009
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Gérard Segura met tous les Aulnaysiens dans l'illégalité.
En effet, cette loi est par nature obligatoire et seuls des artifices alambiqués permettent aux maires réfractaires -
bien sûr tous de gauche - de contourner la loi nationale. Rappelons que la dissidence est partie de Paris, Bertrand Delanoë arguant de supposés problèmes d'organisation pour ne pas
l'appliquer.
Ce n'est un secret pour personne que de dire qu'en réalité, c'est parmi les élus de gauche que cette stratégie de la
dissidence s'est échafaudée.
Au-delà des convictions propres à chaque citoyen, au-delà du respect du droit de grève, qui relève de la liberté
individuelle (tout autant que le droit de choisir de travailler), il est curieux de voir un maire récemment élu aller aussi vite à la rescousse d'intérêts corporatistes. C'est un réflexe bien
connu chez ceux qui n'ont gagné leur argent que dans le secteur public que d'oublier qu'il existe un secteur privé, largement majoritaire. Pourtant, ce sont tous ces salariés qui financent à
large échelle le système des retraites, dont bénéficient entre autres les salariés du secteur public qui, en moyenne, partent plus tôt à la retraite et touchent une pension
supérieure.
Deuxième élément donc, l'attitude corporatiste de Gérard Segura, qui ne se comporte pas comme un maire, mais comme un
ex-enseignant.
Pourtant, aujourd'hui, ce ne sont plus les mêmes responsabilités : Gérard Segura n'est pas le maire des enseignants,
mais le maire des Aulnaysiens. Nuance.
Nuance aussi pour la réforme du système éducatif, qui certes conduit à des non-renouvellements de postes, mais
uniquement pour des raisons démographiques. De même pour les RASED, il n'a jamais été question de les supprimer, mais d'en contenir les effectifs. A titre personnel, je n'ai jamais rencontré
quelqu'un qui ait été licencié de l'éducation nationale. Et vous?
Quant aux filières d'excellence - comme l'instauration d'un partenariat science-po - il est évident qu'elles
tirent les établissements vers le haut. Il suffit de regarder Voillaume (avec une superbe filière SSI), Jean Zay (science po) et le Collège du Parc (filière sport-études et filière
musique).
Sur le fond, il s'agit de choisir à quelle solidarité on adhère : solidarité nationale (contrôle des déficits dans
TOUS les ministères) ou solidarité corporatiste (défense bec et ongles du statu quo dans TOUS les ministères). Probablement un premier clivage droite-gauche. C'est une question de
positionnement personnel.
Notons tout de même que les informations les plus médiatisées les jours de grève sont des informations
syndicales. Les mass media reprennent donc des informations corporatistes sans le moindre recul, sans
une once d'approche critique.
Au plan social, le refus de l'application du service minimum est nocif. Cette loi instaure un nouveau service public,
qu'on peut qualifier de service public d'accueil. Ce n'est pas un service public d'enseignement, le droit de grève n'est pas menacé. Le but est de ne pas obliger les salariés du privé à
perdre une journée de travail.
Car je crois que le refus du S.M.A. marque un degré supplémentaire dans la désobéissance civile. Une grève ne devient
plus seulement paralysante au niveau des transports. Malgré les difficultés, les salariés pouvaient essayer de se rendre sur le lieu de travail et conserver une journée de salaire. Le refus
du S.M.A. est une prise d'otages salariale. La journée de travail est d'emblée supprimée.
Cela aliène donc notre choix et notre liberté.
Enfin, le refus du S.M.A. est un refus du progrès social, un refus de l'évolution familiale de notre société. Notre
société comporte de plus en plus de familles mono-parentales. Le S.M.A. s'adresse tout particulièrement à elles.
Dites la loi et rien que la loi...en cliquant sur la balance...
Les jours de grève, ces familles sont oubliées. Pas un seul reportage ne parlera d'elles.
Les jours de grève, 43% des familles n'existent plus.
Elles n'ont pas les moyens de se sentir au-dessus des lois, Monsieur Segura.
Par Alain RABIER
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Mercredi 24 décembre 2008
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16:34
Au hit parade des élus socialistes dont les propos se rapprochent dangereusement de la mauvaise foi, Mathieu HANOTIN pourrait arriver premier. Il décrocherait son BEPC avec félicitations du jury départemental. Qui est Hanotin? Il n'a rien d'anodin : il est vice-président socialiste du
conseil général en charge des collèges.
Rappelons les différents niveaux de compétence en matière d'infrastructures scolaires : la ville gère les crèches, l'école maternelle et l'école primaire; le Conseil Général s'occupe des collèges
et le Conseil Régional supervise les lycées.
Aujourd'hui, au bout de huit mois d'action intense, il dresse un bilan calamiteux des établissements scolaires de Seine-Saint-Denis. Selon lui, sur 120 collèges départementaux, 60 ont besoin de
travaux, soit 50%. Cela tombe bien, c'est son travail : diagnostiquer, choisir et intervenir financièrement dans les collèges qui en ont besoin. Le problème, c'est qu'il n'y a plus d'argent dans
les caisses départementales. Alors, Monsieur Hanotin se tourne naturellement vers le gouvernement, en sollicitant un soutien de 50 millions d'euros par an sur 5 ans, soit 250 millions d'euros
!!!
Il est vrai, comme le précise un article du Parisien, que le département est 'en proie à des difficultés financières'. C'est le moins qu'on puisse dire. Allons même plus loin : les caisses du
département ont été vidées par la souscription d'emprunts toxiques par l'ancien président du conseil général, le communiste Hervé BRAMY. Ce sont ces emprunts ultra-dangereux et ultra-libéraux qui
ont ruiné le conseil général du 93.
Aujourd'hui, les collèges sont victimes de cette mauvaise gestion. Le gouvernement n'y est pour rien. Mais comme d'habitude, quand les caisses sont vides, c'est vers lui qu'on se tourne... et en
l'engueulant en plus !
Selon le vice-président socialiste, l'inaction risque d'accentuer la ghéttoïsation de certains collèges, dont le collège Christine de Pisan à Aulnay.
Sous la toile ,un lien pour savoir qui était M.Christine de Pisan et le second lien vous oriente vers l'établissement scolaire.
Ce n'est
pas faux mais qui est le premier responsable de cette inaction? Le conseil général... Bref, Mathieu HANOTIN se tire une balle dans le pied. A Aulnay, rappelons que le conseiller général en charge
du canton nord et du collège Christine de Pisan s'appelle... Gérard Ségura. Qu'a-t-il fait pour Christine de Pisan, cet Alcatraz de l'enseignement public? Qu'a-t-il fait pour ce collège
récent, construit en 1994, qui souffre aujourd'hui de fuites, de malfaçons et d'une très mauvaise conception? Qui a décidé de construire ce collège de la honte? Les amis de ces élus socialistes
et personne d'autre.
Le collège du Parc apparaît également sur la liste noire du vice-président. Il conclut même que pour 'l'ouverture d'esprit des élèves, il ne faut plus leur proposer de continuum de la
crèche au lycée, il faut reconstruire ailleurs'. Avec l'argent du Conseil Général peut-être, en modifiant les Plans Locaux d'Urbanisme commune par commune, sans doute. Que de voeux pieux...
Mais quand les caisses ont été vidées, il ne reste plus que les vaines promesses.
"Source -->photos en provenance des sites des 2 établissements scolaires et biographie de Wikipedia".
Par Alain RABIER
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Vendredi 12 décembre 2008
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15:30
La
période de Noël est une période charnière pour les lycéens. Le premier trimestre s'achève et livre un premier verdict :
sur différents points : la qualité du travail personnel, l'efficacité des méthodes, les choix d'orientation possibles, la capacité à jongler avec tous
les enseignements, les préférences pour l'une ou l'autre matière.
En classe de seconde, le premier trimestre indique surtout si l'adaptation à un nouveau cadre s'est bien opérée. Il informe aussi sur le choix de
l'option, qui oriente déjà vers le choix d'une première. On peut donner plusieurs conseils selon la qualité de ce trimestre.
* en cas de jugement positif en conseil de classe : il faut tout simplement continuer sur les mêmes bases, en fournissant un travail régulier, bien
réparti entre toutes les matières. Si le choix d'orientation initial est confirmé par de bons résultats, alors il faut s'y tenir. Il faut tout de même se poser la question de l'attirance qu'on
peut avoir pour certaines matières sur-représentées en 1°. Pour les élèves n'ayant pas encore d'idée, il faut commencer à y réfléchir. A la fin du 2° trimestre, le professeur principal remettra
une fiche à remplir, sur laquelle il faudra graduer les choix d'orientation pour la classe de 1°. (ex : 1 = 1°ES, 2 = 1°L, 3 = 1°S). Une telle décision ne doit pas être prise à la dernière
minute.
* en cas de bilan moyen : il faut approfondir le travail dans les matières trop justes, surtout si elles sont déterminantes pour le passage dans la
section choisie. (ex : option SES/ IGC pour 1°ES/STG, Maths/ Physique/ SVT pour 1°S/STL, LV1 - 2 / Français/ Histoire-Géographie pour 1°L). Les vacances scolaires doivent également servir à
faire une remise à niveau, un bilan dans les matières faibles. De plus, pour le choix d'orientation, mieux vaut réfléchir à la pertinence de l'idée initiale : peut-être est-elle bonne,
peut-être ne l'est-elle pas. Si la deuxième option l'emporte, alors il est nécessaire de mesurer sa détermination, car la spécialisation qui s'effectue en 1° empêche tout recul.
* en cas de bilan négatif : il faut vite se remettre en question, ne pas hésiter à consulter les professeurs pour affiner le bilan, accentuer les
efforts dans les matières faibles, réexaminer l'orientation voulue pour confirmer sa pertinence. Pour les élèves doublants, un mauvais premier trimestre peut indiquer que le choix des filières
générales n'est pas bon. Aussi, avant même la fin du deuxième trimestre, il faut s'informer sur les possibilités de réorientation en section professionnelle, afin d'aller vers l'acquisition
rapide d'un diplôme. N'oublions pas le rôle essentiel du système éducatif : il a pour but de dispenser des diplômes. Certains élèves arrivant de 3° se heurtent également à de nouvelles
difficultés. Ils doivent dresser leur propre bilan : est-ce dû à un travail insuffisant ou cela ne cache-t-il pas des difficultés plus profondes? Pour la première réponse, il devient urgent de
mieux s'organiser, de se procurer les cours manquants et de consulter les livres scolaires. Pour la deuxième réponse, il serait utile de réfléchir à la pertinence d'une filière générale, car
les élèves de Seconde sont prioritaires pour les BEP en un an, s'ils choisissent la réorientation. L'obtention d'un BEP n'exclut pas le retour vers le baccalauréat, tout en dispensant un
premier diplôme. C'est donc un choix véritablement utile. Il ne s'agit pas d'un choix par défaut.
En 1°, le premier trimestre informe sur le choix d'orientation qui a été fait en 2°. Il conduit aussi à la préparation d'épreuves anticipées du
baccalauréat, selon les sections.
* en cas de bon bilan, le premier trimestre vient confirmer que les élèves ont fait le bon choix. Leur travail personnel leur permet toujours d'avoir
d'honorables résultats et les qualités qu'ils ont dans les matières fortes de la section choisie sont reconnues par leurs professeurs. (ex : de bons résultats en maths/ physique/ SVT en S, de
bons résultats en SES/ maths/ langues et Hisoire-Géographie en ES, un bon ensemble en Français/ langues/ histoire-géo en L, une bonne adaptation à l'éco-droit en STG). Il faut garder cette
dynamique positive jusqu'à la fin de l'année et consacrer ses efforts à la préparation des épreuves anticipées.
* en cas de bilan moyen : le fossé dans certaines matières entre la 2° et la 1° se fait sentir. Il faut donc adapter ses méthodes de travail et les
devoirs rendus aux exigences des professeurs et changer de méthode de révision, pour s'assurer de meilleurs résultats aux prochaines évaluations, surtout dans les matières à gros coefficient en
Terminale. Toutefois, il ne faut pas perdre de vue les épreuves de fin de 1°. L'année de 1° doit être une année de consolidation des bases, sans se mettre de pression excessive. En effet, le
doublement n'est pas imposé en fin d'année, il est simplement conseillé. Les élèves ne doivent pas en avoir peur. En cas de grosses difficultés, ils prendront leurs responsabilités en
choisissant de ou ne pas doubler la classe.
* en cas de mauvais trimestre, il y plusieurs explications. La première est toute simple : travail insuffisant. Cette notion est relative. Parfois,
l'élève a conscience de ce problème et s'engage à le résoudre au 2° trimestre. Cette prise de conscience s'accompagne généralement d'une hausse des résultats. Par contre, quelquefois, les
élèves ne mesurent pas réellement leurs difficultés. Ils pensent fournir des efforts substantiels et constatent avec dépit que les résultats ne suivent pas. Il doivent alors comprendre que
travail insuffisant signifie 'insuffisant pour atteindre la moyenne'. L'élève doit distinguer l'aspect quantitatif et l'aspect qualitatif de sa production. Il ne faut pas toujours travailler
plus, mais toujours 'travailler mieux' : bien revoir ses formules en matières scientifiques et multiplier les exercices en S, analyser les documents avec objectivité, savoir utiliser le cours à
bon escient et sans récitation hors sujet en économie/ histoire-géographie/ éco-droit, participer activement au cours, apprendre à exprimer des idées de façon logique et correcte
grammaticalement en langues vivantes, bien assimiler les différentes méthodes et apprendre à structurer un oral en français. Toutes ces épreuves requièrent un travail régulier et de
l'entraînement. Il ne faut pas lâcher prise au nom de la Terminale, car les points de retard accumulés en 1° sont difficiles à rattraper par la suite.
Pour conclure les conseils aux élèves de 1°, rappelons les épreuves anticipées en fin d'année.
Pour toutes les sections : épreuve anticipée de français (écrit + oral).
En 1°L : français + enseignement scientifique (SVT et maths).
En 1°ES : français + enseignement scientifique (SVT, Physique).
En 1°STL : français + histoire-géographie.
En 1°L/1°ES/1°S : Travaux Personnels Encadrés (T.P.E.)
Comme la 1°, la Terminale est une année de validation des acquis. Pour les élèves pouvant compter sur de bonnes habitudes de travail, l'année de
Terminale doit apparaître comme constituant une formalité. Il ne faut pas se créer de stress inutile. L'année du bac est une année certes spéciale mais en droite ligne des années précédentes.
Il n'y a pas de surprise, il n'y a pas de piège, il n'y a pas de revirement à la dernière minute. Les sujets des épreuves sont longuement mûris. Très souvent, ils sont classiques et s'appuient
sur des points largement vus en classe. Dans toutes les matières, des thèmes récurrents et classiques reviennent, afin de permettre aux élèves d'exprimer leurs connaisances en toute certitude.
Il faut simplement répondre à cette attente le plus clairement et le plus sereinement possible.
* en cas de bon trimestre : bravo, vous êtes sur la bonne voie! Reste à se confronter aux épreuves type bac, dites 'bac blanc'. En Terminale, la
moyenne générale est une information pertinente et 'en temps réel' car elle est coefficientée, selon l'importance de la matière dans la note finale. Il ne faut rien changer et tâcher de
conserver un petit temps d'avance par rapport aux programmes et aux exigences à venir des professeurs. Les vacances offrent la possibilité de dresser un bilan de ses connaissances matière par
matière et d'assimiler les savoir-faire en philosophie.
* en cas de trimestre moyen : attention à stabiliser les résultats, à ne pas se laisser aller petit à petit. La découverte de la philosophie a peut-être eu un effet négatif sur la moyenne. Il
faut comprendre rapidement les exigences du professeur et développer une réflexion personnelle et construite. Dans les matières à gros coefficient, il faut s'assurer que le travail personnel
suffit. Dans les matières scientifiques, il est souvent nécessaire de revoir les formules apprises en 1° et toujours utiles en Terminale. Dans les matières littéraires, il faut approfondir
l'analyse des sujets et soigner la précision de l'expression écrite, surtout en langues vivantes.
* en cas de mauvais trimestre : ne paniquez pas. Il faut surtout diagnostiquer les difficultés et adapter le travail. Des problèmes en maths, SVT et physique : vite, il faut revoir les
formules, mieux les mémoriser et multiplier les exercices. N'hésitez pas à consulter les manuels. Des lacunes en expression écrite? Concentrez-vous sur l'essentiel : analyse des documents et
utilisation pertinente des connaissances en histoire-géographie, révision des conjugaisons et de la grammaire en langues vivantes, mémorisation progressive du programme en philosophie, SES et
éco-droit. Il reste du temps pour rectifier le tir.
Le bac vous tend les bras, courage! Quel que soit votre niveau, prenez le temps de penser à votre orientation post-bac. Certains dossiers doivent être remplis dès maintenant. Pour plus d'infos,
consultez les liens suivants.
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Orientation active : une aide individualisée pour les lycéens
Par Alain RABIER
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