Quartiers

Dimanche 29 mars 2009 7 29 /03 /2009 14:28
C'est une belle victoire citoyenne que le blog 'Aulnaylibre' vient de remporter.

Aulnaylibre est un collectif regroupant des résidents du quartier de la rue des Saules, des rues Camille Desmoulins et du Sausset, ainsi que des rues alentours, fédérés autour d'un projet commun : préserver les zones pavillonnaires dans le nord de la ville.

En effet, ce qui a rassemblé les résidents de la rue des Saules et des rues voisines est un projet municipal de construction de logements collectifs, en violation du Plan Local d'Urbanisme et du classement de cette rue selon la nomenclature urbaine.

Pour être précis, l'équipe municipale actuelle prévoyait la construction de logements de 1 à 3 étages, passant de la construction de pavillons imposée par le P.L.U. (nomenclature UG) à la création d'une zone d'habitats collectifs (zone UC).

Il aurait donc fallu réviser le P.L.U. pour lancer légalement un projet...et en aviser les habitants du quartier.

Le collectif Aulnaylibre s'opposait formellement à cette intiative urbaine non concertée et contraire à la loi. De récents travaux effectués sur le site à aménager lui ont mis la puce à l'oreille. Le maire a annoncé publiquement qu'il s'agissait d'une étude sur la pollution du sol alors qu'en réalité, l'étude évaluait la stabilité du terrain, afin de s'assurer que la construction d'habitats collectifs était envisageable.

De plus, sur cet éventuel projet d'habitats collectifs, se greffait le possible aménagement d'un 'double parking', souterrain et aérien.

En s'opposant à ce projet, le collectif Aulnaylibre reflète l'opinion d'une très large majorité des habitants du quartier, signataires d'une pétition visant à préserver l'environnement urbain actuel.

Face à cette mobilisation massive et déterminée, la nouvelle équipe municipale a cédé, envisageant dorénavant la possible implantation de pavillons, d'une maison de retraite, d'un potager éducatif ou d'une grande crèche.

Cette volte-face totalement surréaliste - les projets mentionnés étant contradictoires et irréalisables dans leur intégralité - témoigne d'une inquiétante absence de vision d'ensemble pour l'aménagement urbain.

Les critères de la constructibilité et du 'réalisme urbain' sont totalement oubliés, au profit de projets hâtifs, irrespectueux de l'environnement urbain, du Plan Local d'Urbanisme et des Aulnaysiens concernés, non consultés par les organes officiels de communication municipale.

Reste à féliciter Aulnaylibre pour sa mobilisation, sa détermination et son courage.

Nous les encourageons vivement à exiger un courrier municipal engageant l'actuelle équipe à respecter le P.L.U., afin de préserver les zones pavillonnaires du nord de notre ville.
Par aulnayavance - Publié dans : Quartiers
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Lundi 2 mars 2009 1 02 /03 /2009 12:16
C'est une bonne nouvelle pour le quartier centre Gare. Il y a près de deux ans déjà que les guichets EDF avaient fermé leurs portes. Toute les supputations allaient bon train sur les éventuels projets de la nouvelle équipe municipale mais une fois de plus, il s'agissait du sirocco des promesses plus que de la bise de l'action politique.

Et bien depuis plus d'une semaine, les travaux ont démarré pour la réhabilitation d'une partie des locaux situés au 54, Avenue du Quartoze Juillet et du 14, Avenue de la République.




















En effet, le nouveau propriétaire est la Préfecture de Police qui s'est portée acquéreur des lieux, directement auprès d'EDF, jusqu'ici propriétaire.

L' ensemble du site sera transformé en locaux d'habitation. C'est une bonne nouvelle pour les commerces de proximité, le Collége du Parc ainsi que l'Ecole du Parc primaire, qui voient tous de nouvelles familles nous rejoindre.

Surtout, dans le quartier, une partie de l'inquiétude est levée. Pour l'autre parcelle, qui propose également des locaux a réhabiliter, les idées ne manquent pas. Celle qui revient le plus dans les esprits est de pallier à la pénurie chronique dans notre ville de locaux pour nos enfants... Tout simplement, pourquoi ne pas transformer les locaux en crèches?
..


Par Aulnay Avance - Publié dans : Quartiers
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Mercredi 4 février 2009 3 04 /02 /2009 00:07
Nous le redoutions et hélas, cela s'est produit. L'engrenage de la violence a conduit à l'instauration d'un climat d'insécurité, dont le quartier des Mille Mille est la première victime.

Les chauffeurs de bus de la ligne 43 refusent en effet d'entrer dans le quartier, afin d'éviter l'arrêt Saint-Paul. Deux agressions en deux jours, pour une raison aussi triviale que le refus d'ouvrir les portes du bus en pleine rue à des jeunes qui le sollicitaient, ont sapé la patience des conducteurs. Il faut dire que les itinéraires desservant le Gros Saule, Savigny ou les Mille Mille se font la peur au ventre.

Pourquoi? A cause d'une trop grande insécurité dans notre ville, d'un trop grand sentiment d'impunité, qui s'est trop vite propagé parmi la frange incontrôlable de la jeunesse Aulnaysienne.

L'insécurité renaît avec Gérard SEGURA, qui s'inscrit en droite ligne de la politique ultra-permissive de la région et du département au plan de la sécurité urbaine.

Hélas, il nous faut déjà parler de ghettoïsation des Mille Mille.

D'abord du fait de la disparition de ces bus, qui enclave un peu plus la population et l'oblige à se déplacer pour profiter d'un service dont en théorie, elle doit bénéficier comme tous les Aulnaysiens. De plus, l'identité du quartier en souffre et cette mesure drastique prise par les sociétés de transport donne aux Mille Mille l'image d'un lieu potentiellement dangereux, à éviter ou à traverser à ses risques et périls. Pourtant, les Mille Mille forment une partie de notre ville qu'il faut améliorer, comme n'importe quelle autre.

Mais voilà, quand le sentiment d'insécurité est trop grand, tout se dégrade rapidement. Nous rappelions combien l'équipe Segura avait joué avec le feu en matière de sécurité : pas de recherche de signes avant-coureurs, intervention d'un élu en conseil municipal pour déplorer l'intervention des forces de l'ordre, pression d'un élu au commissariat pour faire libérer des jeunes qui l'avaient appelé.

Malheureusement, la violence a fini par se sectoriser, dans une grande frange Nord-Est de la ville, du Gros Saule aux Mille Mille. Ce que Gérard Segura avait présenté comme des dérives Sevranaises était bel et bien un phénomène Aulnaysien...

Quel avenir pour les Mille Mille si la logique de la violence s'aggrave? N'oublions pas tous ces enfants qui fréquentent des écoles régulièrement agitées depuis la rentrée scolaire, toutes ces familles et tous ces seniors qui arpentent les rues du quartier avec plus d'appréhension.

Ce sont les premières victimes de la politique Segura et cette fois-ci, il est impossible d'accuser l'opposition municipale d'être à l'origine de ce pourrissement urbain et humain.

En instaurant un climat de trop grande liberté, en désarmant la police municipale, en supprimant le principe même de la vidéo-surveillance, Gérard Segura a fait un pari risqué.

Ce n'est pas lui qui en subira les conséquences et les tracts qu'il a fait distribuer n'y changeront rien. Il est facile de jouer les maires en campagne, mais l'action municipale concrète et collective, que devient-elle en réalité?

Un bout de papier, déchiré par terre.
Par Alain RABIER - Publié dans : Quartiers
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Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /2009 22:29









La rénovation urbaine s'adresse surtout aux habitants des quartiers nord.

Nous comptons sur l'élection de Gérard GAUDRON pour la relancer.

C'est le plus beau cadeau qu'on puisse faire à tous les Aulnaysiens.

Merci aux auteurs de cette superbe vidéo, que nous ne résistons pas en mettre en lien et devant laquelle nous nous inclinons.

La force est ici dans l'image.

Alors regardons.

Par Alain RABIER - Publié dans : Quartiers
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Jeudi 22 janvier 2009 4 22 /01 /2009 22:12
Il ne fait pas bon habiter les quartiers du Gros Saule ou des Mille Mille en ce moment. Le climat est pesant, du matin au soir, avec la crainte de voir des echauffourrées repartir entre bandes rivales. Les établissements scolaires sont touchés, notamment le collège Pablo NERUDA, où les enseignants ont fait valoir leur droit de retrait. Le collège est gangréné par les rivalités et l'esprit de quartier dans tout ce qu'il a de plus obscurantiste.

Les élèves des Mille Mille n'y sont pas les bienvenus, car le collège est au Gros Saule, donc réservé pour certains petits caïds aux seuls habitants du quartier. Cela me rappelle la précédente campagne électorale, quand un habitant des Emmaüs avait dit qu'il ne se rendrait jamais dans les salles ouvertes aux Etangs, car ce n'était pas son quartier. Il lui suffisait de traverser la rue de la Croix-Rouge pour se 'déghettoïser', mais c'était trop lui demander.

Car il s'agit bien de ghettoïsation. Toute cette violence n'a qu'une conséquence : nous dissuader de traverser les quartiers où la violence renaît, où la notion de risque est avivée. Tout cela enclave la population, tout cela exacerbe la haine de l'autre, tout cela a peut-être des causes profondes mais en l'occurence, les incidents sont partis de la bêtise de quelques mineurs mal éduqués, à qui il manquait une soupape importante, celle du civisme, du respect de l'espace public, de leur quartier. Du respect d'eux-mêmes, dans ce qu'ils ont de plus profondément humain.

Mais les jeunes ne sont pas aveugles : ils savent que la police municipale a été désarmée, cantonnée à quelques rondes stériles et dégradantes pour eux. Quel est leur rôle? Qu'est devenue leur image ? La politique permissive de la nouvelle municipalité  - qui n'est qu'un écho supplémentaire de l'abandon sécuritaire préconisé par la région et le département au nom du progressisme - a terni leur image. Mais la seule chose qui progresse, c'est la violence. Cette violence nuit à la liberté des habitants des quartiers du Gros Saule et des Mille Mille. Ils n'ont pas besoin de ça. Ils ne doivent pas payer les pots cassés de l'abandon municipal, du déclin de l'autorité voulu par l'équipe Ségura.

Car la politique municipale permissive est en réalité liberticide. Elle conduit à une instauration progressive de la loi du plus fort. Et croyez-moi, il y aura toujours quelqu'un pour prétendre l'être.

Il faut s'opposer avec force à la dérive clanique occasionnée par la politique de Gérard Ségura, dont la campagne de terrain a flirté avec la campagne de territoires. En voilà le résultat. Voilà le résultat de la suppression de la vidéo-surveillance, pourtant dissuasive.

Je n'ai pas peur d'être filmé par une caméra de vidéo-surveillance sur l'espace public. Je n'ai rien à me reprocher. Je suis d'accord avec Frank CANNAROZZO pour affirmer qu'il s'agit là de la meilleure dissuasion possible. Car il ne s'agit pas d'aliéner la liberté, au contaire. Il s'agit de la garantir, en dissuadant la violence.

Voilà dix mois plus tard le résultat de l'intervention d'un élu au commissariat de la police nationale pour faire libérer des jeunes qui l'avaient appelé. Allez demander au commissaire, vous en aurez la confirmation.

Voilà le résultat de l'intervention d'un élu en conseil municipal, quand il avait déploré l'intervention des forces de l'ordre au Lycée Jean Zay pour sécuriser le périmètre.

Voilà les tragiques conséquences du manque de vision globale de la nouvelle équipe en matière de sécurité, du manque d'anticipation, du manque d'écoute objective.

Voilà une preuve flagrante de l'inutilité coûteuse des conseils de quartier, qui auraient dû faire remonter plusieurs signaux d'alarme.

Quand on refuse d'observer, alors on se limite à constater. Et que faut-il voir ici? Un échec, encore un.

Un échec personnel de Gérard Ségura.

Un échec cuisant de Joël Guillemin, dont l'aveu public d'impuissance restera gravé dans l'esprit des habitants du Gros Saule et des Mille Mille.

Pas un signe avant-coureur les fréquentes interventions de la police nationale depuis dix mois?
Pas un signe avant-coureur les hélicoptères?
Pas un signe avant-coureur le droit de retrait des enseignants à Pablo Neruda?
Pas un signe avant-coureur la réunion organisée par Gérard Ségura au Lycée Voillaume pour parler de la violence endémique qui se diffusait aux abords et dans l'établissement?

Non, PLUSIEURS signes avant-coureurs en réalité.

Mes pensées vont aux habitants des quartiers Nord, qui ont chèrement payé plusieurs vagues d'insurrection urbaine. Je leur souhaite une vie tranquille, dépourvue d'angoisse pour leurs enfants. Je les soutiens dans leur lutte contre la violence, contre les inutiles rivalités, contre la dérive d'une certaine jeunesse.

Ils sont en droit d'exiger de la sécurité et de la paix sociale. Ils sont en droit d'exiger que les élus fassent leur travail.

Quant à l'équipe Ségura, j'ai une dernière chose à leur dire.

Quand on va constater les dégâts dans un quartier dont on a la charge, on n'y va pas un tract à la main.

Les habitants du Gros Saule et des Mille Mille ne sont pas que des électeurs : ce sont aussi des hommes, des femmes et des enfants, des citoyens hélas de moins en moins libres.

Par Alain RABIER - Publié dans : Quartiers
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