Urbanisme

Vendredi 15 janvier 2010 5 15 /01 /2010 11:30
Centralité, proximité des transports et des commerces, sectorisation scolaire irréprochable, taxe foncière acceptable... Tels sont les nombreux avantages de la rue Fernand Herbaut, rue perpendiculaire à la gare qui rejoint la rue Anatole France, conduisant du centre gare au Vieux Pays.

La rue Fernand Herbaut, comme le veut la formule consacrée, a tout d'un emplacement en or.

On comprend donc l'inquiétude des riverains, harassés de bus, depuis la desserte nord de la place du 11 Novembre, accablés de nuisances, menacés de bétonnage.

Alchimie urbaine inversée : l'or redeviendra plomb, ou plutôt béton.

En effet, les riverains s'inquiètent de la possible implantation d'un projet immobilier de 30 à 35 logements, difficilement constructibles, puisque le secteur pressenti a une forme triangulaire, dont la rue Fernand Herbaut est l'hypothénuse. Le projet se construirait à partir d'une impasse, pour un ensemble R+5, de 57 mètres de long, avec un accès parking à partir de cette même impasse, en écho à un projet de même envergure prévu rue Anatole France.

A terme, outre les 300 bus qui déboulent tous les jours dans la rue, ce sont donc entre 60 et 70 voitures supplémentaires, promises à manoeuvrer en entrée-sortie entre étroitesse et circulation intense.

Du bruit. Du stress. De la fumée. De la poussière.

De l'inquiétude.

Inquiétude grandissante des habitants du quartier, organisés en collectif, afin de porter d'une seule voix leurs doléances au premier magistrat municipal. Pour le moment, aucune prise en compte de leurs courriers n'a été effectuée en mairie, au contraire d'autres collectifs de riverains. Alors rapidement, les demandes d'informations sont devenues des protestations, les réunions publiques ont débouché sur des pétitions, co-signées par une cinquantaine d'habitants.

Mais la rue Fernand Herbaut reste traitée comme un simple lieu de passage, un lieu de transit. Nomade pour beaucoup d'Aulnaysiens, ce quartier n'en est pas moins sédentaire pour d'autres. Les riverains réclament donc des réunions spécifiques d'information sur l'avancée réelle du projet-Damoclès, la présence des élus concernés en réunions de quartiers.

D'après le maire, le projet est trop avancé pour revenir en arrière, alors qu'aucun permis de démolir n'a été déposé. Le collectif s'est donc fendu d'une lettre ouverte, pour passer du monologue au dialogue, pour se donner un début, au lieu d'une fin de non-recevoir.

En réalité, leur démarche pose la question de l'avenir urbain d'Aulnay-sous-Bois. La rue Fernand Herbaut est située en zone UA, où une forte densification est possible en l'état prochain du Plan Local d'Urbanisme.

La question de la construction urbaine ne se pose plus : la demande de logements est réelle. On peut émettre plus de réserves quant à la mixité urbaine. Ce critère est intrinsèque à notre ville, mais faut-il le généraliser?

Il ne s'agit pas d'éviter les habitats collectifs dans certains quartiers. Il s'agit plutôt d'examiner leur réelle constructibilité, leur intérêt urbain véritable.

Le collectif des riverains de la rue Fernand Herbault ne s'oppose pas à la construction. Il cherche simplement à en être informé, à la maîtriser, avec un projet de moindre envergure, qui ne confine pas au bétonnage excessif.

Symbole de ce conflit d'habitat : un superbe pavillon en meulière des années 30, digne de la côte normande, potentiellement classable, potentiellement rasé par le projet. Quelle politique urbaine doit-on choisir? Celle de la préservation d'un beau logement, représentatif d'une époque et d'un style, historique? Au contraire, doit-on raser ces vieilleries, se lancer sans état d'âme dans la destruction-reconstruction?

Il y a débat, surtout avec une modification du Plan Local d'Urbanisme tendant à la multi-construction urbaine d'habitats collectifs, indépendamment des contraintes architecturales de certains quartiers, sans concertation, sans communication officielle, malgré les différents outils d'information municipale.

La modification du PLU conduira-t-elle Aulnay au sur-bétonnage? La suppression du Coefficient d'Occupation des Sols (COS) dans les zones pavillonnaires est-elle une réponse valable à la crise du logement?

Personne n'est contre l'implantation de logements collectifs, mais en préservant des cadres de vie sereins, sans saturation.

Pour creuser la question, aulnayavance vous invite à consulter les articles d'Arnaud Kubacki, publiés sur www.aulnayradical.com. Ils décrivent par le menu les modifications du PLU voulues par l'équipe municipale actuelle et relaient les demandes du collectif Fernand Herbaut.

Par alain rabier - Publié dans : Urbanisme
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Vendredi 15 janvier 2010 5 15 /01 /2010 10:52
Dans un commentaire posté hier sur ce blog, un internaute m'informait qu'une machine de forage avait été acheminée dans un pavillon de la rue Fernand Herbaut.

Je vous recopie le commentaire : '12h30 : vue machine de forage entrer dans pavillon rue Fernand Herbaut'. Je remercie ce blogueur pour cette précieuse information, que vous pouvez retrouver en commentaire de l'article 'rue Fernand Herbaut, entre bus et béton'.

Le commentaire aborde la cause de cette présence : 'sur Aulnay, le forage est préalable à la construction d'immeubles'. Il faut donc redouter que la présence de cette foreuse ait pour objectif de sonder le sol, préalablement à toute construction d'envergure.

Cela nous rappelle le triste épisode de la rue des Saules, lorsque les résidents avaient eux-aussi noté la présence d'une foreuse, sur un terrain non-constructible d'après le P.L.U. car classé en zone pavillonnaire U.G.

Pour toute information complémentaire sur le P.L.U., je vous renvoie aux articles publiés par Stéphane FLEURY sur le blog Aulnaylibre, ainsi qu'aux articles de référence rédigés par Arnaud KUBACKI, à la fois sur Aulnayradical et sur MonAulnay.

On ne saurait que trop conseiller aux riverains de la rue Fernand Herbaut de poursuivre leur mobilisation et de réaffirmer leur droit à se regrouper en collectif ou association, comme d'autres Aulnaysiens victimes de la désinformation municipale l'ont fait du nord au sud de notre commune.

Rappelons la réunion du 22 Janvier salle Dumont de toutes les associations de riverains opposées à la construction non concertée de grands ensembles.

Pour conclure, il va de soi qu'une politique de construction urbaine anarchique a pour effet de déprécier le bien de tous les Aulnaysiens. Il ne s'agit pas d'épargner certains quartiers plutôt que d'autres ou de préserver des poches d'enrichissement, mais simplement de conserver les zones pavillonnaires, ce qui signifie ne pas mélanger partout immeubles et pavillons.

Finissons sur un triste adage, qui risque de se confirmer à Aulnay au cours des prochaines années : 'Trop de logement tue le prix du logement'.

On peut tout aussi bien dire : 'Trop de logement tue la qualité du logement'.

Aulnayavance apporte son soutien aux riverains de la rue Fernand Herbaut et à toutes les associations pro-logements concertés, en leur ouvrant bien volontiers les colonnes de ce blog.

N.B. : Après avoir parcouru MonAulnay, je viens de remarquer qu'un commentaire identique a été posté le 14 Janvier 2010. La primeur de cette information revient donc à l'équipe de MonAulnay et au blogueur ayant posté le commentaire.
Par alain rabier - Publié dans : Urbanisme
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Mercredi 1 avril 2009 3 01 /04 /2009 13:29
Le quartier des Merisiers, situé au nord de la ville, près des Etangs, souhaite témoigner publiquement sa colère envers le Logement Francilien, l'un des principaux bailleurs sociaux de la Région.

Une amicale des locataires vient de se structurer, afin de relayer les préoccupations des habitants du quartier qui comprend 600 logements.

Les habitants du quartier, majoritairement locataires, relaient de nombreux dysfonctionnements du bailleur.
Premier grief : d'incessantes coupures de chauffage pendant l'hiver. Le redoux printanier ne doit pas nous faire oublier le rude hiver que nous venons de traverser. Les habitants des Merisiers ont dû s'adapter à des coupures intempestives, qui ont immanquablement perturbé leur quotidien.

De ce fait, les locataires ont signé une pétition afin d'exiger un meilleur remboursement des provisions de chauffage. Il est certain qu'en fonction des coupures, les locataires sont en droit d'exiger des remboursements de charges, au prorata des jours d'interruption du chauffage.

Leur colère est d'autant plus forte que le Logement Francilien souhaite réhausser les loyers à deux reprises cette année, pour une augmentation globale de 8%.

Enfin, les locataires remarquent de sérieux problèmes d'étanchéité des façades, qui occasionnent des problèmes de ponts thermiques et d'infiltrations, avec l'apparition de tâches d'humidité dans certains logements.

Ajoutez-y des soucis d'alimentation en eau chaude, qui viennent encore compliquer le quotidien des résidents.

L'Amicale des Locataires a sollicité un rendez-vous au siège du Logement Francilien.

Nous soutenons leur initiative et leur conseillons de s'y rendre avec des demandes précises s'appuyant sur les prestations défaillantes.

Rappelons leur que les rapports bailleur-locataire sont régis par la loi et que de nombreuses associations de consommateurs sont au service des locataires qui se sentent lésés.

Ils peuvent également consulter le site Internet du Logement Francilien, afin de vérifier les manquements constatés aux Merisiers et renvoyer le Logement Francilien à ses responsabilités de bailleur.
Par aulnayavance - Publié dans : Urbanisme
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Mardi 31 mars 2009 2 31 /03 /2009 10:59
Le Programme de Rénovation Urbaine d'Aulnay-sous-Bois bénéficiera d'une aide gouvernementale de 6 millions d'euros. La dotation consentie par Patrick DEVEDJIAN, Ministre de la Relance, permettra de financer la construction de logements aux Etangs-Ouest et relancera des opérations prévues aux Alizés-Zéphir et Place Degas.

L'intervention du député Gérard GAUDRON a été déterminante pour que Patrick DEVEDJIAN accorde cette enveloppe.

Le maire actuel s'est plaint de l'insuffisance de la somme, estimant que 20 millions d'euros étaient nécessaires pour achever la transformation des quartiers Nord de la ville.

Notons toutefois que ce remodelage des quartiers Nord, qui implique 821 démolitions-reconstructions, a été lancé en 2004, sous le mandat de Jean-Claude ABRIOUX, avec Gérard GAUDRON à la tête de la Rénovation Urbaine.

Son financement, quasi-exclusivement gouvernemental, a été le fruit de l'action conjointe et efficace du député et du maire-honoraire.
Par aulnayavance - Publié dans : Urbanisme
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