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Le blog de tous les Aulnaysiens

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Gérard Segura, à la dette du client


Chronique d'un déficit annoncé.

Le premier exercice budgétaire de l'équipe Segura, certes contraint par le vote du budget 2008 par l'équipe municipale de Gérard GAUDRON, témoigne tout de même de quelques dérives inquiétantes :

* augmentation disproportionnée de la masse salariale des nouveaux élus

* embauches coûteuses et hors des circuits de validation municipaux

* politique dépensière clientéliste en matière associative (déficit de Saddaka, favoritisme envers le club de foot l'Espérance, voyage au ski de l'EMJF et de son président-élu municipal Pascal Montfort, financement d'un prix jeune entrepreneur à Mamar Dieng, frère de l'élue municipale Khady Dieng)

* prise en charge fiscale par la mairie des prérogatives du conseil général hélas en banqueroute (centres sociaux)

* dépenses culturelles inconsidérées (22, vlà la double fête de la musique)

* augmentation abyssale du coût des transports municipaux pour une desserte quasi-identique

* annonce de la prise en charge de la décontamination du CMMP à une hauteur de 10 millions d'euros, sans aucune concertation préalable.

Pas étonnant donc de voir Gérard Segura nous proposer à l'emporte-pièce (c'est le cas de le dire) un budget 2009 glissant et dangereux. Le maire a rapidement besoin d'argent.

En effet, les Aulnaysiens ont remarqué que les nouveaux élus aiment mener grand train et la tendance s'accentuera en 2009, avec une augmentation sidérale des frais de fonctionnement, +6.23%, pour dépasser 155 000 000 d'euros.

'Pour bien en profiter, vivons euros' va-t-on bientôt lire sur le parvis de la mairie...

Pourtant, les recettes n'augmenteront que de 3% au meilleur des cas, nous dit ce budget.

La politique de dérive salariale sera même accentuée, puisqu'il est prévu d'augmenter les charges de personnel de 3 000 000 d'euros, malgré des déclarations systématiquement contraires de Gérard Segura en réunions publiques.

L'intéressement passe par le non-oubli de soi... En tout cas, Gérard Segura, le maire d'Aulnay le plus cher de tous les temps, ne s'est pas oublié...

Le pire poste budgétaire reste celui de la dette, dont l'explosion la rend incontrôlable pour les Aulnaysiens, avec une augmentation de la pression fiscale foncière inéluctable en Septembre 2009.

En termes de taxe foncière, Gérard Segura est en train de 'communiser' la ville, ce qui conduira à une perte de compétivité de l'immobilier Aulnaysien par rapport à des villes mieux gérées, comme Drancy ou Le Bourget. En cette période de crise, les acheteurs sont très regardants sur l'évolution fiscale municipale, d'où de très grosses inquiétudes pour Aulnay au rythme où l'argent est gaspillé.


De plus, la dette risque d'être financée par la souscription d'emprunts à taux variable, ce qui se fait de plus dangereux sur les marchés financiers.

Rappelons la 'jurisprudence Hervé Bramy', dont l'incapacité à gérer sainement les finances du département a conduit à la perte de plusieurs dizaines de millions d'euros. Pour un communiste et un socialiste, ça fait sans doute chic de jouer au Jérôme Kerviel...

Quant aux dépenses d'investissement, leur ligne budgétaire de 35 millions d'euros les met 10 millions au dessus des recommandations du cabinet d'audit.... pourtant payé par Gérard Segura.

Plusieurs règles d'or de cet audit sont largement transgressées : oubli de maîtriser la dette, refus de ramener les charges de personnel à un niveau raisonnable, sacrifice de l'épargne de gestion, vannes ouvertes pour les dépenses de fonctionnement.


Et l'investissement de la commune, sur quoi portera-t-il?

Sur la rénovation urbaine? Non, car seul le gouvernement a le puissance financière pour relancer le PRU.


Sur la création d'emplois? Non, car aucun outil municipal efficace n'a été mis en place en la matière.


Sur les aménagements scolaires? Non, car il faut modifier les plans locaux d'urbanisme pour espérer tenir les promesses hâtives en matière de petite enfance. Même les micro-crèches annoncées à grands renforts de trompettes risquent d'être annulées, car le terrain préempté est en zone boisée...

En conclusion, Gérard Segura nous propose un budget chroniquement dépensier, qui ne s'appuie sur aucune vision politique constructive.

De la gauche caviar, sauce portefeuille.



Publié le 07/02/2009 à 16h46 dans Finances

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