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Le blog de tous les Aulnaysiens

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Gérard Ségura : un fantôme à 10.000 euros?

On croyait Aulnay prisonnière d'un nouveau style politique 'bling bling' depuis deux ans.
On se trompait, il s'agit plutôt d'un style 'cling cling', tant le bruit du tiroir-caisse résonne fréquemment dans notre commune.

Episode 1 : augmentation de 127% des indemnités des élus, faisant de l'équipe Ségura l'une des plus chères de France et de Gérard Ségura l'un des maires les plus chers de France. 'Tel est prix qui croyait prendre'.

Episode 2 : la création d'un organe de presse municipal, Oxygène, itinéraire conseillé par Christophe Lopez, ancien directeur de campagne devenu - le hasard fait bien les choses - directeur de la communication officielle d'Aulnay, 52 fois par an. Ma petite entreprise connaît pas la crise.

Episode 3 : le voyage au ski de Pascal Montfort, fraîchement élu maire-adjoint, réglé rubis sur l'ongle par la commune. Ambiance glaciale en conseil municipal. Effet boule de neige ou tâche d'huile?

Episode 4 : la double fête de la musique, les 21 et 22 juin. C'est vrai que les astronomes ont des divergences sur le début officiel de l'été. Alors démarrons en fanfare; allons-y pour une fête de la musique astronomique.

Episode 5 : la coopération décentralisée, dans le cadre des prérogatives des élus, avec pourtant une ligne budgétaire généreuse pour les dédommager. Et les comptes? Restés dans l'avion?

Episode 6 : les chapiteaux et autres fêtes, parfois en lieu et place d'un conseil général exsangue, à cause de mauvais placements. Ce sont donc les Aulnaysiens qui ont payé. Où était la Barto TV?

Episode 7 : les propos islamophobes relayés par le blog PS d'Aulnay-sous-Bois, qui me valent une procédure de Sieur Ségura. La grande classe. Une erreur technique, ça s'évite.

Episode 8 : l'utilisation de bus municipaux pour acheminer des manifestants à Paris, contre la réforme de Xavier Darcos. Vidéo à l'appui. Procédure déconseillée.

Episode 9 : le refus de salles municipales à des associations non alignées, alors que la salle Scohy accueille des militants pro-Palestiniens radicaux, fichés par les RG... Avec une légère récupération au passage. S'agissait-il de militants pro-Palestiniens communistes ou socialistes? PS comme Pierre Scohy?

Episode 10 : Passage en force rue des Saules, violation manifeste du plan local d'urbanisme, en voulant bétonner une zone pavillonnaire interdisant les grands ensembles. KO technique, laisse béton.

Episode 11 : des nuages sur l'Arc-en-Ciel, avec un espace vert finalement conçu pour devenir gris. Ah, mais trop c'est trop, dira finalement Alain. Projet classé sans suite... immédiate.

Episode 12 : La police municipale transformée en garde prétorienne, en bouclier anti-paranoïaque, lors d'un conseil municipal décentralisé. Les masques de l'Hôtel de Ville sont tombés.

Episode 13 : nous y arrivons, les jetons de présence au SEAPFA, syndicat intercommunal créé en 1971, rassemblant Tremblay-en-France, Sevran, Aulnay et Blanc-Mesnil. C'est sans doute un hasard mais à l'époque de sa création, les quatre villes étaient dirigées par des maires communistes. C'est sans doute un hasard mais les présidents et vice-présidents de ce syndicat, ces postes étant rémunérés, ont quasiment toujours été socialistes ou communistes.

Le numéro 63 d'Oxygène offre une tribune sur mesure à Gérard Ségura, en double page.
La dernière question de cet entretien renvoie à la polémique née des absences répétées de Gérard Ségura aux réunions de ce syndicat, qui lui verse tout de même 700 euros par mois. L'argent n'a pas d'O2, comme dirait Monsieur Oxygène.

Citons la question : 'Une polémique a surgi sur les indemnités que vous percevez au titre de l'adhésion de la ville au syndicat inter-communal (SEAPFA) sans que vous ayez toujours été présent'.

C'est exact : Gérard Ségura n'a été présent qu'à la première réunion, où il a été élu vice-président.
Après, il a joué à cache-cache. Peut-être était-il sous le bureau mais en tout cas, personne ne l'a vu.
Sans doute ne savait-il pas que le poste de vice-président rapportait 700 euros par mois, soit environ 10.000 euros depuis que Monsieur le Maire a été élu. 10.000 euros pour se demander la permission en réunion de créer une déchetterie commune ou de traverser en bus la commune du voisin, c'est pas donné. Quand on travaille 90 heures par semaine (vous êtes sûr que ce n'est pas par jour, Monsieur le Maire?), il faut avoir l'élégance de ne pas briguer une vice-présidence et de laisser les jetons de présence à un élu plus actif.
Sur ce point d'ailleurs, Gérard Ségura est plutôt évasif. Dans un premier temps, il a afirmé que son suppléant avait touché la moitié des indemnités. Puis, il affirme dans Oxygène qu'il versera toutes ses indemnités à une association caritative. Il n'a donc pas versé la moitié des indemnités à son suppléant alors. Qui est-ce d'ailleurs?

Une question reste en suspens : mais où était donc passé Gérard Ségura lors de ces réunions? La réponse est dans Oxygène, page 8.

Monsieur le Maire s'était envolé, comme tout bon pigeon voyageur.

Publié le 09/12/2009 à 13h14 dans Actu

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